Mon système d'organisation pour doubler ma productivité
L’une de mes plus grandes frustrations a toujours été d’avoir autant d’idées, et si peu de temps pour les réaliser.
Beaucoup voient la discipline ou l’organisation comme une prison. Au contraire, c’est pour moi la meilleure façon de vivre la vie que j’ai choisie.
Mais encore faut-il savoir laquelle.
C’est la première question à se poser avant de bâtir un système.
Beaucoup de personnes se demandent comment j’arrive à accomplir autant, tout en étant père et athlète. Mais elles ne voient pas tout ce que je ne fais pas.
Mon temps est ma ressource la plus précieuse, et je suis intransigeant sur la manière dont j’accepte - ou non - de le dépenser.
Voici les 3 choses les plus importantes pour moi :
Inspirer les hommes à vivre pleinement : c’est ma mission de vie, celle qui m’a poussé à lancer Limitless, à écrire La Routine des Audacieux, à consacrer des milliers d’heures à lire, apprendre et expérimenter, et qui aujourd’hui rayonne avec Féroce.
Ma femme et mes filles, pour qui je veux être un père présent et impliqué.
Mes défis sportifs, et les entraînements qui me permettent de les relever : ce n’est pas uniquement du sport, c’est un pilier de mon équilibre émotionnel, de ma clarté mentale et de la qualité de mon sommeil.
Tout ce qui ne nourrit pas l’une de ces trois sphères est secondaire pour moi.
Cela implique que je ne vais jamais au cinéma, que je ne vais pas boire un verre après le boulot, que je n’utilise pas les réseaux sociaux, que je ne regarde pas les infos, et que mon temps de TV hebdomadaire est équivalent à ce que la plupart des gens consomment en une seule soirée.
Pour certains, ces choix semblent extrêmes ou ennuyants.
Ce n’est pas mon cas.
Ils me permettent de consacrer mon temps à ce qui m’élève et me rend heureux.
Évidemment, ces domaines peuvent être différents pour chacun. D’autres, par exemple, auront besoin d’aller au théâtre, ou d’avoir davantage de stimulations sociales.
D’où l’importance de démarrer un système d’organisation par cette question simple, mais difficile :
Qu’est-ce qui est important pour moi ? Qu’est-ce qui augmente mon niveau d’énergie, mon sentiment d’accomplissement et la richesse de mes émotions ?
Une fois ces gros cailloux définis, ils doivent être protégés coûte que coûte.
J’ai mis du temps à comprendre que dire oui à quelque chose, c’était dire non à autre chose.
Nous avons tous le même crédit d’heures à disposition chaque semaine, et choisir consciemment la façon dont nous allons le dépenser est l’une des clés d’une vie réellement épanouissante.
De nature enthousiaste, j’avais par exemple trop souvent tendance à accepter des calls, des rencontres, des propositions, sans me poser les bonnes questions :
Est-ce cohérent avec mes priorités du moment ?
Est-ce que j’ai vraiment envie de le faire ? Si ce n’est pas un grand oui, alors c’est non.
Est-ce que, si cela prenait 2x plus de temps pour 2x moins de résultats que prévu, je le ferais quand même ?
Cette question aide à se protéger de nos biais.
Plus l’intensité, les responsabilités et les sollicitations augmentent, plus je dois me montrer intraitable sur les règles qui protègent mon système.
C’est la raison pour laquelle j’ai mis en place des règles automatiques.
Par exemple, je n’accepte jamais de call “pour faire connaissance”. J’impose qu’il y ait toujours une finalité claire.
J’ai uniquement 10 créneaux par semaine, à 13h30 et 14h30. Cela paraît beaucoup, mais c’est bien moins que les demandes que je reçois. Cette contrainte m’oblige à être sélectif dans ceux que j’accepte.
Je les fais toujours en marchant, avec une durée programmée par défaut de 45 minutes. Il me semble que 30 minutes est trop court pour aller suffisamment en profondeur, et qu’1 heure est trop long et laisse trop de place aux digressions inutiles.
J’ai également remarqué que mon cerveau était plus efficace le matin, raison pour laquelle je consacre ce temps à des phases de deep work, où je travaille sur les projets qui demandent le plus de ressources mentales.
Connaître parfaitement le fonctionnement de mon corps me permet d’organiser mes journées pour en tirer le meilleur parti.
C’est loin d’être anecdotique : je me sens 2x plus efficace quand je fais les bonnes tâches au bon moment. Ce simple ajustement double presque ma productivité.
Je suis également très attentif à mes zones de génie.
J’en ai souvent parlé : ce sont les tâches à l’intersection entre mes talents naturels, mes compétences, ce que j’aime faire, et ma mission de vie.
Différencier ses zones de génie de ses zones d’excellence implique une véritable discipline intellectuelle.
Surtout pour quelqu’un de multicasquette comme moi, car il y a un tas de choses dans lesquelles je suis bon… mais pas excellent.
Les reconnaître et les déléguer (à des humains ou à des IA) est essentiel pour un entrepreneur, afin de consacrer son énergie à ce qu’il est le seul à pouvoir faire.
Cette rigueur s’applique autant sur le plan professionnel que personnel.
Prenons un exemple simple : le bricolage.
J’ai une relativement bonne intelligence pratique, donc je peux à peu près tout faire, surtout aujourd’hui avec la quantité de tutos YouTube et ChatGPT.
Pendant longtemps, j’ai donc fait les choses moi-même, probablement parce que je refusais de payer pour quelque chose que je savais pouvoir faire seul.
C’était une triple erreur :
Le bricolage demande de la patience et de la concentration, ce qui mobilise énormément d’énergie chez mon cerveau hyperactif.
Le résultat n’était jamais aussi bon que je l’espérais, et comme je suis un peu obsédé par les détails, il n’était jamais vraiment satisfaisant.
Ce sont donc des tâches qui me coûtent beaucoup d’énergie sans m’apporter de réel bonheur, et que j’aurais dû déléguer depuis longtemps : un artisan aurait mis 2x moins de temps pour un résultat 2x meilleur, m’aurait coûté 40 ou 50€ de l’heure, alors que la valeur de mon temps de CEO est 10x supérieure.
À l’inverse, j’ai essayé de déléguer le CRM (l’écriture des mails aux clients de Féroce).
Ce travail me prenait de plus en plus de temps, et je pensais avoir des sujets plus importants à traiter.
Mais l’une des raisons du succès de Féroce, c’est le capital confiance que j’ai développé avec nos clients.
S’il est si puissant, c’est parce qu’il est authentique, et que je m’emploie à raconter pourquoi nous voulons changer les choses, et comment nous le faisons.
Personne d’autre que moi n’a cette vision d’ensemble, mais aussi les connaissances scientifiques, et la compréhension des problèmes que nous avons dû résoudre pour y arriver.
En plus de ça, j’adore écrire.
Et dès que je termine l’un de ces mails, je me sens profondément satisfait.
Alors, avec le temps économisé à ne plus bricoler, j’ai repris le copywriting des mails de Féroce.
Au fond, tout cela tient en une question simple :
Est-ce que cette tâche élève mon sentiment d’accomplissement, ou est-elle en train de drainer mon énergie ?
Et cette question peut aussi se poser vis-à-vis des personnes avec qui j’interagis.
Se la poser est un bon début, mais elle doit être suivie d'actions : je suis chirurgical dans ses implications, et je raye de ma vie les relations qui m’abaissent plutôt que celles qui m’élèvent.
Cet extrémisme se vérifie également dans la protection de mes grands domaines de vie.
Par exemple, quoi qu’il arrive dans mon travail, je ne rate jamais une séance de sport.
Pas par peur de ne pas atteindre mon objectif, mais parce que c’est essentiel à mon équilibre.
Je cuisine tous les soirs, et nous dînons en famille à 18h30.
À part lorsque je suis en déplacement, je ne rate jamais ces rendez-vous : ce sont des non-négociables.
Tenir mes engagements est facilité par la planification.
Chaque semaine, je consacre du temps à faire une weekly review, mais aussi à planifier la semaine suivante.
Mon agenda est toujours organisé de la même façon : j’ai des blocs de temps dédiés à mes mails, mes calls, mon sport, mes phases de deep work…
La structure reste la même.
Je n’ai plus qu’à la remplir avec les projets du moment, les séances de sport de mon cycle actuel, etc.
Ce système d’organisation offre trois avantages principaux :
Il réduit la charge mentale liée à la décision : je sais toujours exactement ce que je dois faire, et à quel moment. Je peux donc utiliser mon énergie pour accomplir ce que je veux, plutôt que pour hésiter sur la prochaine tâche de ma to-do list.
Il évite la peur et la frustration de ne pas avoir “le temps de” : faire ma séance de sport, être là pour ma famille, terminer un projet important.
Il m’oblige à observer la façon dont je dépense mon temps et mon énergie et donc à choisir la courbe de mon destin, plutôt que d’être le pantin du courant, des sollicitations extérieures et des urgences.
Finalement, loin d’être une prison, ce cadre m’aide à discipliner le chaos.
Et à trouver de la liberté dans la structure, avec la sensation d’être toujours au bon endroit, au bon moment.
Si ce sujet t’intéresse et que tu veux creuser, j’ai détaillé mon système d’organisation, mais aussi les routines que j’utilise au quotidien pour élever mes niveaux de vitalité et de concentration, dans une formation complète disponible ici.
Et s’il fonctionne toujours, le code LIMITLESS permet d’obtenir -20€ sur toutes les formations ;)
Limitless change de format
Désormais, j’enregistrerai en live le samedi à 14h. La première partie du podcast sera dédiée à mon échange avec l’invité, et la seconde à vos questions.
Premier épisode le samedi 28 mars avec Thibaud, l’expert de la mobilité fondateur de GoWod. On parlera de :
Étirements passifs vs mouvement/mobilisations contrôlées ?
Les all-in-one pour entretenir sa mobilité en quelques minutes par jour
Comment 3 min d’activation peuvent potentialiser la qualité de l'entraînement ?
Est-ce que la mobilité réduit les blessures ?
Peut-on réellement gagner en mobilité ou bien est-ce une contrainte anatomique ?
Et quelques questions autour de l’entrepreneuriat, car GoWod c’est aussi une sacré réussite business (plusieurs millions d’utilisateurs, de CA, une belle équipe…)
Si tu veux y participer, deux options :
RDV le 28 à 14h sur la chaîne Youtube ;
ou bien envoie moi tes questions en commentaire de cette newsletter.
Évidemment, pour ceux qui n'assisteront pas au live, l’épisode sera scindé en deux puis diffusé sur toutes les plateformes de podcast comme d’habitude.
Inspirations
🎙️ Limitless : Comment développer un business Bio-Inspiré ? (Guillaume Lopez)
L’expert du biomimétisme m’explique comment s’inspirer de la nature pour monter et développer un business résilient. Également passionné par les champignons, nous abordons leurs avantages santé pour les sols autant que notre microbiote.
🎹 Mon meilleur achat de ce début d’année : Piano Led
Je suis FAN ! Lorsque j’étais enfant, j’ai joué du piano pendant 2/3 ans. Et honnêtement, j’ai trouvé ça chiant. Piano Led, le point 0 est suffisamment satisfaisant pour prendre immédiatement du plaisir… et en même temps il reste une réelle courbe de progression pour maitriser le tempo, la main droite, puis la gauche, et les deux ensembles…
Ça m’offre une véritable détente mentale : ça nécessite suffisamment de concentration pour ne pas pouvoir penser à autre chose… et c’est suffisamment peu intellectuel pour ne pas augmenter la fatigue cognitive. En plus, la musique est apaisante… Bref, c’est assez méditatif.
👉 Reco Podcast
Vincent Foulonneau sur Biomécanique
Sur la neurobiologie du bonheur et les troubles TDAH - des perspectives intéressantes qui rejoignent pour certaines la formation BMO que j’ai suivie avec Guillaume Attias.
Endorphine : La méthode de Marine pour passer de 5h15 à 2h57 au marathon
Parfois, je suis “jaloux” des athlètes qui ont développé des capacités enfant, et ont juste à se remettre au sport pour les réveiller et attendre en quelques mois des perfs hallucinantes. Ce témoignage rappelle que même sans prédisposition, avec suffisamment de temps et de constance, on peut réussir à atteindre des résultats qu’on aurait jamais cru possibles.
🏎️ Reco Série : Formula One sur Netflix
J’aime beaucoup observer les techniques de management et les stratégies des différentes écuries. D’ailleurs, j’ai pris l’habitude de comparer le caractère des directeurs d’écurie avec des chiens : Toto Wolff - Le Berger Allemand, Christian Horner - Le Jack Russell, Mattia Binotto - Le Bouvier…


