L'excellence sinon rien
Comment la recherche d'excellence nous aide à nous transformer et à nous épanouir réellement.
Il y a quelque chose d’exaltant à rechercher l’excellence. C’est quelque chose de beaucoup plus profond que la réussite. Un mélange subtil entre excitation et satisfaction. Une zone de non-effort pourtant pleinement focalisée qui voit ses talents naturels se déployer telle une fleur magnifique. Je pense que c’est ce que les sportifs de haut niveau ressentent lorsqu’ils survolent le match avec une facilité qui semble défier les lois de la physique. Ce que les scientifiques appellent “le flow” et les influenceurs cherchent éperdument avec des sons binauraux et autres hacks modernes.
Mais la “zone” n’est pas quelque chose qu’on peut provoquer. Elle s’offre à nous lorsqu’on se dédie entièrement à son art, qu’on soit athlète olympique, musicien virtuose, entrepreneur visionnaire, ou chirurgien de la main.
Viser l’excellence, ce n’est pas que la recherche de performance, devenue notre principal facteur identitaire de représentation sociale dans un monde en perte de sens. Au contraire, c’est une recherche de sens tellement profonde qu’elle se suffit à elle-même, peu importe les médailles et ce qu’en disent les gens sur instagram.
Il y a une différence entre exister et vivre pleinement. Cette notion d’intensité, c’est la raison d’être de Limitless, ce que je définissais comme “exprimer son plein potentiel”. Des lecteurs ont cru que mon objectif était seulement quantitatif, physique ou intellectuel. Au contraire, c’est une forme de transcendance, la sensation d’être totalement vivant. J’ai la chance de ressentir ce sentiment. Et c’est la raison d’être de Féroce. Car je crois qu’en élevant nos niveaux de vitalité, on a naturellement plus d'énergie et d’enthousiasme à vivre de véritables émotions plutôt que de se vautrer dans des plaisirs jetables.
L’une des pires tragédies de notre civilisation moderne n’est pas le cancer, le diabète ou l’obésité. C’est cette vie moyenne, confortable mais peu colorée, que vivent la plupart des gens. Elle n’est pas suffisamment décevante pour les pousser à changer, mais pas suffisamment satisfaisante pour ressentir ce sentiment d’avoir réellement vécu.
Pourtant, lorsque je regarde mes filles, je constate chaque matin que l’être humain est naturellement doté de cette exubérance. Mais au cours de notre histoire, écrasé par le poids des responsabilités, des peurs et des tentations, du marketing, des plaisirs faciles et du confort, peu à peu, notre feu intérieur s’amenuise.
Je pense que la recherche d’excellence peut nous sauver. Car elle implique un dévouement profond à une cause qui en vaut la peine, qui correspond à nos valeurs et nos objectifs. C’est exactement la raison pour laquelle je ressens une telle fluidité avec Féroce et que j’ai la sensation de ne jamais avoir été aussi bon entrepreneur. Dans toutes mes autres boîtes, je devais pousser un rocher lourd de 1000kg en haut d’une montagne. Là, j’ai l’impression qu’il la dévale et je cours derrière. Tout simplement parce que ce projet est parfaitement aligné avec mon histoire, mes talents, mes passions, ma mission de vie et mes valeurs.
C’est ce qui nourrit ma concentration et mon énergie, et ce faisant, participe à me transformer en une meilleure personne. Comment trouver ce point de mire ? Je pense que nous sommes naturellement programmés pour tendre vers l’excellence. Au fond de nous, on ressent ce vers quoi on doit tendre. Le problème, c’est que notre instinct est aujourd’hui perturbé par un tas d’injonctions, de désirs futiles, de besoins de représentations. Mais aussi d’un flux toxique d’informations, d’un nivellement par le bas ambiant et de produits qui dégradent notre vitalité - alimentation de mauvaise qualité, sédentarité, sommeil…
Échapper à la médiocrité demande de la discipline. Or, nos neurones inhibiteurs, ceux qui nous permettent de privilégier nos engagements plutôt que de satisfaire nos envies immédiates - comme de résister à ce 2nd carré de chocolat, ou de volontairement tourner le robinet d’eau chaude vers le glacial, - sont chroniquement sous-stimulés. Comme un muscle qu’on ne testerait jamais, ils s’atrophient et nous rendent de moins en moins capables de choisir la courbe de notre destin.. Nous nous condamnons alors à des plaisirs jetables et faciles parce qu’ils demandent peu d’effort, plutôt que de nous dédier à de grands projets transformateurs.
Il n’y a donc pas de recherche d’excellence sans un écosystème adapté. Et les athlètes olympiques, les musiciens virtuoses, les chirurgiens de la main et les entrepreneurs visionnaires dont je parlais au début de cette lettre le savent parfaitement. Leur vie est un tourné et optimisé vers la réalisation de leur destin.
Cette discipline n’a rien à voir avec une morning routine à la mode ou à un enchaînement de hacks censés nous rendre meilleurs. C’est un engagement conscient et focalisé vers un objectif autotelique dont le seul chemin nous épanouit suffisamment pour que la réussite ne soit qu’une conséquence plutôt qu’un but.
Ceci nous protège également d’un autre biais dangereux : la recherche d’excellence qui brûle tout sur son passage. Si l’objectif est la seule chose qui importe, alors l’échec peut tout détruire derrière lui. C’est pourquoi il me semble essentiel de garder des fondations équilibrées : sport, épanouissement professionnel, familial, social.
Malgré tout, cette recherche d’excellence implique parfois des déséquilibres. L’être humain aime la linéarité et la prévisibilité. Il rêve d’une formule magique parfaitement harmonieuse qui le rendrait “bon” partout. Mais la vie ne fonctionne pas ainsi. D’ailleurs, c’est précisément la frustration qui nous donne la motivation suffisante à nous mettre en mouvement.
Je reçois souvent des commentaires dithyrambiques sur ce que je construis avec Féroce. Les gens trouvent ça magnifique. Et une part de moi est fier de ce que nous réalisons. Mais l’autre est obsédé par les détails, tout ce qui ne fonctionne pas encore comme je le voudrais. Je suis chroniquement insatisfait, et c’est une bonne chose, car c’est exactement le moteur de ma recherche d’excellence.
Cette dernière n’est donc pas “confortable”, elle est difficile par nature, mais c’est également ce qui la rend si belle, puissante et épanouissante.
En conclusion de ce billet plutôt philosophique, voici donc quelques conseils pratiques, issus du “Livre de la culture Féroce”, dans lequel “L’excellence sinon Rien” fait partie des Principes fondateurs.
La perfection n’existe pas, et sa recherche serait un frein à notre Valeur d’Exploration. Néanmoins, le principe d’Excellence est une fondation essentielle de Féroce et devrait toujours guider nos actions.
Chaque client est important. Chaque commande est importante. Chaque produit est important. Chaque vidéo, contenu, création, innovation, itération...
Efforce-toi toujours de faire de ton mieux. De donner ton meilleur. Fais le bien ou ne le fais pas.
Sois toujours à 100%. Si tu as décidé de prendre une pause : fais une vraie pause, et profite-en pour te ressourcer, te recharger. Mais lorsque tu travailles, sois totalement à ce que tu fais, pleinement concentré et absorbé par le flow.
Tu as le droit d’échouer. Mais pas d’avoir des regrets.
Sois certain que cette valeur d’Excellence est portée par tous les collaborateurs, mais aussi dans le choix de nos partenaires, et la création de nos produits.
Nous voulons que tu sois fier de travailler chez Féroce, et de dire que les produits que nous vendons sont parmi les meilleurs de la planète. Non pas parce que c’est un argument marketing. Mais parce que nous le pensons. Et dédions notre énergie à ce que ce soit le cas.
Inspiration
🎙️ Les learnings d’un CEO pour développer sa marque à +6M€ - Bertrand Durand-Gasselin
Bertrand est le fondateur de Seagale, une marque de vêtements techniques et fonctionnels à l’allure lifestyle/urbain. Je suis notamment fan de leurs Denim, qui sont les seuls jeans que je connais à être aussi confortables qu’un jogging.
Dans cet épisode, il me raconte comment il a développé sa brand : trouver le juste équilibre entre créativité et exécution, son process de résolution des problèmes, ses routines d’organisation pour trouver le juste équilibre pro-perso, ses meilleures et pires décisions et les enseignements qu’il en a tirés.
Reco Sardine
Oceane Alimentaire propose des sardines et des maquereaux à l’huile d’olive bio, hyper quali, dans des bocaux en verre plutôt que des conserves en métal qui ont toutes un vernis interne en plastique, à prix abordable.
Carton de 12 pots de 280g = 82€, donc 24,4€/kg vs 22,96€/kg pour les sardines à l’huile d’olive non bien Connetable. En attendant les sardines Féroce :)
Reco Café
C’est probablement les meilleurs cafés que j’ai goûtés de ma vie. Rien que d’ouvrir le sachet est une explosion de saveur, des notes chocolatées incroyables…
J’apprécie particulièrement le café du Salavador, mais j’ai acheté un pack découverte varié et franchement ils sont tous excellents.
Pour en tirer le meilleur parti, j’ai testé le dripper V60 et la cafetière à l’italienne, mais j’ai finalement choisi une machine à filtre Moccamaster KBG Select avec un moulin Barista Encore (oui c’est cher pour un simple moulin électrique, mais j’ai appris que c’est ce qui avait le plus d’impact sur le goût).
Besoin d’aventure ? Le stage PATHFINDER t'appelle !
Mon ami Hugo Colin, formé à Movnat, Strongfirst, Oxygène Advantage… propose un stage pour réveiller ton exubérance, sortir de ta zone de confort, te reconnecter à ta nature profonde, développer de nouveaux patterns de mouvement et te sentir profondément vivant. J'ignore s’il est très bon en marketing, mais je sais de quoi il est capable, et je suis certain que ce stage sera exceptionnel : tu peux me faire confiance et y aller les yeux fermés. En plus il m’a proposé une réduction de 20% pour les auditeurs de Limitless avec le code LIMITLESS20.
(Ce peut aussi être l’occasion de (ré)écouter l’épisode que nous avions enregistré ensemble :)
Reco Podcast
Pas mal de podcasts assez cool à vous partager dans des styles très différents, comme autant de terreaux de réflexion pour faire grandir nos pensées.
Pauline Laigneau
Georges Mohammed-Chérif, CEO de Buzzman : Je ne vais jamais chez Burger King, et pourtant j’adore la créativité de leurs pubs. Dans cet épisode, il revient sur certaines de ses plus belles campagnes, de comment il nourrit sa créativité, mais également de lifestyle, de réussite, de bonheur et d’argent.
Jonathan Angelov de Aircall : Un épisode qui fait directement écho à cette newsletter. Comme moi, Jonathan est obsédé par les détails, car ils font toute la différence. J’ai trouvé fascinant que le CEO d’une licorne puisse garder ce focus très précis malgré la croissance de ses équipes. Il évoque aussi la notion de “founder mode” inspiré de cet article de Paul Graham que je trouve très inspirant.
Stéphanie Gicquel athlète d’ultra endurance : C’est rare d’avoir une athlète qui s’exprime aussi bien. Entre les volumes hallucinants qu’elle s’envoie pour battre le record de distance parcourue en 24h, l’idée angoissante d’enchainer 240km en tournant en rond sur une piste d’athlé, et justement, ce qu’il se passe dans sa tête, pourquoi l’endurance longue transforme son mindset et sa réalisation personnelle… Comme quoi, chacun a sa définition de l’excellence, mais elle a toujours ce point commun de nous élever.
Biomécanique : L'Expert Nº1 des Hormones : La cause CACHÉE des troubles psychiques (dépression, burn out, fatigue…)
Un épisode hyper intéressant qui remet en perspective le rôle fondamental des hormones, mais également l’importance d’apporter suffisamment de densité nutritionnelle pour les construire. En revanche, je ne partage pas forcément sa vision des “solutions” qui me semblent parfois tenir de l’apprenti chimiste alors que le corps est un système infiniment complexe dont les “réglages” précis échappent encore à notre compréhension.



Merci !